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Article repris principalement de « wikipedia, Tatarstan, Histoire »

En 1922 est créée la "République Socialiste Soviétique Autonome de Tatarie" au sein de l'URSS.

La période soviétique continua sur la trajectoire entamée par la Russie tzariste : politique d'immigration russe, abandon de la langue tatare comme langue officielle et révision de l'histoire pour ignorer l'apport tatar à la Russie.

Au cours des années qui précédèrent la dislocation de l'Union soviétique, les autorités de la "République Socialiste Soviétique Autonome de Tatarie" réclamèrent le statut de république soviétique à part entière, et non de république autonome au sein de la RSFS de Russie.

Le 30 août 1990, le Soviet suprême de la RSSA de Tatarie adopte la déclaration de la souveraineté. Le 21 mars 1992 les autorités tatares organisent un référendum dont la question était :

« Êtes-vous d'accord pour que la république tatare soit un sujet de droit international ? »  

82% des 62% de votants (50,8 % des inscrits) répondirent oui ! Ce qui représente beaucoup plus que les seuls Tatars…

Le 31 mars 1992, le Tatarstan et la Tchétchénie refusent de signer le Traité fédératif visant à remplacer le traité de l'Union élaboré par Mikhaïl Gorbatchev.

Préalablement, en décembre 1991, le Soviet suprême de la république avait déclaré l'adhésion du Tatarstan à la CEI comme membre fondateur.

De fait, le Tatarstan est demeuré intégré à la fédération de Russie, mais disposant d'une autonomie plus importante que toutes les autres entités qui la composent, et même de représentations plénipotentiaires à l'étranger (notamment en France, au 55 avenue Marceau, à Paris).

La répartition des compétences entre le Tatarstan et le centre fédéral se fonde sur la Constitution du Tatarstan, la Constitution de la Russie et le Traité sur la délimitation des compétences, signé en 1994 et en 2007.

La politique d'harmonisation de la législation initiée par Vladimir Poutine dans les années 2000, a amené un retour à une plus stricte intégration dans la fédération ; ainsi par exemple quant à la prédominance de la langue russe sur la langue tatare.

Toutefois les choix économiques et les relations internationales sont empreints d'une vaste autonomie, et une politique d'encouragements envers les PME et les partenariats avec les entreprises étrangères est fortement en hausse, malgré la crise.

Mintimer Chaïmiev fut le président de la république du Tatarstan du 12 juin 1991 au 25 mars 2010, date à laquelle Roustam Minnikhanov lui a succédé

 

Jean Potier